Tortures

Un film de Xavier Gens avec Karina Testa, Samuel Le Bihan et Estelle Lefébure
Après un vol de banque, des voleurs se retrouvent dans une auberge tenue par un néo nazi sadique.

À ranger dans la catégorie des “rip-off” de Texas Chainsaw Massacre, ce film français fait le travail de manière tout-à-fait acceptable, mais ne se démarque néanmoins aucunement des autres films similaires.

Les éléments essentiels, pourtant, sont bien présents. La cinématographie est remarquable, les acteurs le sont aussi et des scènes bien gore se succèdent è un rythme accélérée. Et c’est peut-être là que se situe le problème. Des scènes gore qui se s’enchaînent c’est bien, mais encore faut-il un minimum de substance pour les lier entre elles et ça manque drastiquement.

Comme le résume bien le blog Arbogast on Film, on ne sait pas trop si c’est un “hommage” à Tobe Hoper ou un “hommage” à Rob Zombie qui fait un “hommage” a Tobe Hoper…

Un film correct, mais absolument rien d’exceptionnel..

After a bank robbery, thieves go on hide in a small inn near the border, only to find out the landlord is a sadistic neo Nazi.

Another “rip off” of the Texas Chainsaw Massacre, this French movie, while acceptable, doesn’t really stand out.

All the required elements are there, the photography is good, so are the actors and gore scene follow a gorier one endlessly. This last point, while a good thing may be the source of the problem: gore scenes following gorier one endlessly is nice, but needs some kind of coherent plot to glue them together. This is strongly missing here.

And, as wisely said on the Arbogast on film blog, we are not sure if this movie is a homage to Tobe Hoper or a homage to Rob Zombie homage to Tobe Hoper…

Watchable, but nothing out of the ordinary















Un film de Joe Anderson et Sean McEwen avec Tammin Sursok, Chris Jericho, Alicia Lagano et Bianca Barnett
Des jeunes enquêtant sur une légende se retrouvent coincés dans un village peuplé de consanguins dégénérés.

L’horreur et le fantastique semblent, a priori, des domaines aux possibilités infinies. Après tout, si on peut se permettre d’ignorer à notre guise, les lois de la physique, de la raison voire de la logique, où est la limite?

Mais ce n’est pas si simple que ça.

Le nombre de thèmes et d’histoires possible demeure relativement limité et aujourd’hui, plus de cent ans depuis l’invention du cinéma, pas mal tout a été fait et c’est pas mal pour ça que les films hollywoodiens s’en tiennent tous aux mêmes scénarios éprouvés et cherchent leur originalité dans une surenchère d’effets spéciaux.

Pour les moins nantis, ceux qui n’ont pas les moyens de se payer les effets spéciaux en question, ce n’est pas toujours évident.

Une des solutions que je préfère est de ne pas chercher l’originalité à tout prix, mais de réaliser son film, de manière professionnelle, avec passion et comme si on était le premier, sans se préoccuper des X films déjà sortis qui traitent exactement le même thèmes.

Un exemple frappant est [Rec], qui, sans dévier d’une coche des canevas convenus, souffle comme un vent de fraicheur sur le film de zombies.

Je place Albino Farm dans la même catégorie.

J’ai regardé ce film sans le moins du monde réaliser que le coup du “des étudiants qui enquêtent sur une légende et que la légende est vraie et qu’ils sont maintenant dans un village peuplé de consanguins dégénéré cannibale et qu’ils auraient dû écouter les conseils du weirdo au début..” on me l’a déjà fait!

Et mes sincères félicitations au maquilleur, qui a réussi, par on ne sait quelle magie, à rendre Bianca Barnett laide…

While investigating a local legend, Youth got stumble upon a village populated by degenerated inbreeds.

Horror and fantasy, at first, may seam of infinite possibilities. If we don’t need to care about physics, reason and logic, what is the limit?

But it is not that simple.

Interesting themes and stories stay relatively limited and today, more than a hundred since the invention of cinema, finding something that was never done is not as easy as it may seem. Hollywood, for itself, have for long stopped to try, relying on more and more special effects to cover the fact it is the same story over and over again…

And those who can’t afford more and more special effects must find something else.

As a viewer, one of my favorite ways I like filmmakers to deal with the problem is when they forget about the lack of originality and do their movie, professionally and with passion as if it was the very first time somebody got this idea.

An example of this is [Rec] who, without any diversion to the typical zombie survival plot, arrived like a fresh breeze.

Albino Farm is in the same category.

I watched this movie without thinking at any time about the fact I’ve seen a godzillion time this “youth investigate legend, legend is true and now there’s cannibalistic inbreeds everywhere and they should have listened to the weirdo who warns them at the beginning” thing.

And congratulations to the one who finds a way to make Bianca Barnett look ugly!















Un film de Tanit Jitnukul, Sathit Praditsarn et Teekayu Thamnitayakul avec Nathawan Woravit, Dollaya Polthipattayakul et Kom Chauncheun
Après un accident, les passagers d’une voiture se retrouvent en enfer, mais tentent de s’y échapper.

L’enfer, représenté ici de manière traditionnellement Dantesque, mais non sans une petite touche asiatique, n’est pas un endroit où, d’habitude, on tende de s’échapper, mais pourquoi pas? Les démons sont ici particulièrement cruel et les tortures qu’ils infligent a leurs pensionnaires jusqu’à l’éternité sont loin d’êtres réjouissantes. Il y a de quoi vouloir s’enfuir!

Malgré une finale particulièrement décevante – comme la plupart des films sur un thème similaire – et un budget serré, j’y ai trouvé l’ambiance infernale, malgré une surenchère de latex et faux sang, agréablement bien rendue; quelque part entre l’horreur et le Grand-Guignol.

After an accident, the passengers of a car find themselves in the depth of hell from where they try to escape

Hell, shown here in a traditional Dante way with just a glimpse of Asian influence, is not a place from where one usually escape. But, when I think of it, why not? The demons here a particularly cruel and the tortures they inflict on the soul for eternity are far from funny. I’ll probably try to escape too!

Despise its terrible ending – common with movies on this theme – and the very tight budget, I really enjoyed it. I found the hellish ambiance nicely rendered. The overuse of latex and fake blood didn’t bother me and it gives the movie a feeling somewhere between horror and grand-guignol.



















Un film de Geraldine Winters avec Ebru Yonak, Bobby Max, Michelle Romano et Michelle Romano
Un clown tueur sème la terreur en s’invitant inopinément dans une maison ou a lieu une thérapie de groupe visant à soigner la peur des clowns.

Même s’il y a des liens entre les deux, Clownstrophobia (qui devrait, pour être exact s’appeler Coulrophobia) est en réalité deux films: L’un se déroulant dans l’asile d’aliénés d’où le clown s’évade et l’autre dans la maison de thérapie ou le clown se rend. Ce n’est cependant pas séquentiel, le film oscille de l’un à l’autre de manière, parfois, un peu chaotique.

J’ai adoré la partie avec le clown tueur qui tue. C’est primal, c’est violent, c’est gore; du bon slasher bien glauque comme j’aime. J’ai eu plus de difficultés avec l’autre. Je n’y ai pas compris grand-choses et j’avais, le plus souvent, seulement hâte que le film rebascule vers l’autre histoire.

N’empêche, si le film ne s’était contenté que de cette partie “Clown tueur” il aurait probablement sombré dans la banalité d’un Xieme slasher clownesque. C’est l’autre aspect qui lui donne sa personnalité et il a donc son importance. Ça n’a juste pas marché pour moi.

J’ai vu des meilleurs films de clowns tueurs que celui-là, mais j’en ai surtout vu de bien pire

killer clowns terrorize a bunch of teenagers who gather in a house to follow a group therapy to fix their fear of clowns.

Even if there so links between the two Clownstrophobia (who actually should have been called Coulrophobia) is basically two in one: The first happen in an asylum from where the psycho clown evade and the second in the house where he kills. It is not sequential through, both are intermixed in a sometime chaotic pattern.

I really enjoyed the part with the killer clown. It is primal, violent and gore in the good old fashioned slasher way. I cared less about the other. I didn’t understand much and I was just, most of the time, waiting for the film to go back to killer clown mode.

Yet, without it, it may have been just another killer clown slasher. It is that aspect that gives this film it’s unique personality. It didn’t really work for me, but it may work for you.

As far as evil clowns movies goes, I have seen better, but I’ve also seen a lot more of worse

















Une jeune fille ayant été entraînée dans les arts martiaux vaginaux est transféré dans une nouvelle école ou les étudiantes sont vendues comme prostituées à des politiciens corrompus.

Sexy Battle Girls est un petit film d’à peine une heure qui trouve quand même le besoin de patcher avec des scènes de sexe relativement inutiles. C’est pour dire l’absence de substance. Ce n’est pas là, vous l’avez compris, un film qui vous fera réfléchir pendant des mois!

Ça ne veut pas dire que c’est mauvais. Bien au contraire. Un film qui s’appelle “Sexy Battle Girls”, dans la mesure ou son titre est représentatif de son contenu (et c’est le cas ici) peut il vraiment être mauvais?

Complètement déjanté, absurde et sans aucune considération pour une quelconque logique, Sexy Battle Girls se laisse regarder sans peine. On est là, ahuri, on ne comprend pas trop c’est quoi ce film de fou qui ne fait aucun sens, mais le plaisir est définitivement là.

En matière de cinéma, je suis réputé pour mes goûts fins et sophistiqués alors faites-moi confiance et ne ratez pas celui-la!

A young woman who was trained into vaginal martial arts is transferred to a new school where students are sold as sex slaves for corrupted politicians.

Sexy Battle Girls is a short one hour long film who still need to patch with overlong sex scenes. This give an idea of the lack in substance. Definitely not something that will haunt your thought for months.

This is not to say it is bad. Not at all. Can a movie titled “Sexy Battle Girls” – as long as the title is appropriate for the movie, and it is – be bad?

Completely absurd, over the top and without any kind of preoccupation for some kind of logic, Sexy Battle Girls is a pleasure to watch. We are here, flabbergasted, asking ourselves what the fuck we are watching, but the fun is there.

My readers know I have tasteful and sophisticated taste in movie so you can safely trust me and don’t miss this one!