Un film de Jess Franco avec Susan Hemingway, William Berger et Herbert Fux

Une jeune fille est envoyée dans un couvent, mais celui-ci est en réalité un repaire de satanistes.

Un mélange de “nunsploitation” et de satanisme, ce qui est tout-à-fait prétexte à un excellent film, malheureusement dirigé par Jess Franco, l’homme le plus approprié pour prendre un excellent scénario, des décors superbes et des acteurs de talents pour, au final, faire un film ennuyant à mourir.

Si on a droit ici à une qualité cinématographique supérieure à la moyenne du film de Jess Franco moyen, il n’en demeure pas moins décousu, souvent incohérent et, plus souvent qu’autrement, simplement prétexte à dénuder les nonnes.

Pour les amateurs de bonnes-soeurs à poils plus que pour les amateurs de films sur le satanisme, il reste que c’est loin d’être le pire des Franco et que les dites bonnes-soeurs sont, pour la plupart, plutôt mignonnes…

















Un film de Su-chang Kong avec Kyoo-Hwan Choi, Ho-jin Chun et Byeong-Cheol Do

Des militaires sont envoyés à un poste frontière où tous les membres de la précédente garnisons sont morts mystérieusement.

Intéressant film d’horreur coréen sans fille-fantôme gluante a cheveux long, G.P. 506 bénéficie d’une cinématographie impéccable et d’un scénario original. Malheureusement, le dit-scénario, bien qu’original, n’a pas suffisamment de substance pour occuper les 120 minutes et, du coup, il compense par des répétitions inutiles, des plans séquence interminable et des flash-back incessant.

Ce qui aurait dû être un thriller-horrifique surprenant, est donc plutôt un capharnaüm parfois incompréhensible de scènes souvent très gore mais, au final, le film est trop difficile à suivre et trop répétitif pour parvenir conserver notre attention jusqu’à la fin.















Un film de Jean Rollin avec Lieva Lone, Patricia Hermenier, Joëlle Coeur et John Rico

Des naufrageurs sont hantés par les fantômes de deux naufragettes qu’ils ont sauvagement violées et tuées.

Un autre Rollin qui ne fait pas l’unanimité, Les Démoniaques n’est pourtant pas mauvais du tout, même si certains tableaux (“tableau” étant plus approprié que “scène” dans ce film – et dans l’oeuvre de Jean Rollin en général) frise parfois le ridicule, la clown étant surement le meilleur exemple.

On y retrouve toutefois l’ambiance mystérieuse et un peu surréaliste typique du réalisateur et ses fans ne devraient pas s’en passer. Mais définitivement, si vous n’avez jamais vu aucun film de Jean Rollin, ne commencez pas par celui-ci!


















Un film de Angela Robinson avec Sara Foster, Jordana Brewster, Meagan Good et Devon Aoki

Une des membres d’une équipe d’adolescentes espionnes en mini-jupes s’éprend d’amour lesbien pour celle qu’ils sont supposées traquer.

Un film qui débute de manière plutôt superficielle – une équipe de super-espionnes jeunes et sexy – mais qui, d’une manière inattendu, s’avère non seulement bourré d’action et d’une bonne dose d’humour, mais qui traite de l’homosexualité féminine d’une manière réaliste et relativement sérieuse.

Ce qui ne devait être qu’un simple film mainstream un peu con essentiellement basé sur des phantasmes de gars relativement primaire(i.e. des ados en costume d’écolières qui s’entrefrenchent) s’avère finalement être beaucoup plus que ça.

Et moi, même s’il semble que je sois le seul sur terre avec cette opinion, je trouve Devon Aoki particulièrement mignonne et je pourais la regarder se balader dans sa micro-jupe carrelé bleue pendant des heures et des heures…
















Un film de Clive Cohen avec Julie Strain, Brinke Stevens, Jill Kelly et Rhiannon

Un robot-policier traque un robot tueur en série qui massacre des jeunes filles en chair, en os et en silicone.

Le minabillisme cinématographique n’a pas de limites et Clive Cohen dont c’est, heureusement, le seul film cherche ici à aller encore plus loin . D’une insignifiance sans borne le film alterne entre scènes de robots mal-foutus et scènes de grosse pétasse qui se font tuer. Je ne sais pas si c’est voulu dans le scénario parce qu’à un certain point j’ai arrêté d’écouter ce qui se disait, mais plus le film avance, plus les victimes ont de gros seins et comme le film dure tout de même 90 minutes, on atteint les limites raisonnables de la grosse paire de boules pour entrer dans l’extra-gonflement quasi-surréaliste.